Partager l'article ! Les beaux bobos de votre bibi vous rendent baba - part II: Numéro DEUX : « Névrome et Juliette » Le corps humain est un très bon conduct ...
Numéro DEUX : « Névrome et Juliette »
Le corps humain est un très bon conducteur.
Précision : le corps humain est un très bon conducteur lorsqu’il s’agit du courant électrique. En revanche, pour le jeune merdeux qui passe en trombe avec sa R16 gts devant mon bureau, c’est une
autre histoire !)
Ainsi, insérez une seconde un gros clou humide dans une prise électrique, et vous êtes réveillé pour un bon petit quart d’heure.
Cognez-vous le coude dans une table, une chaise et vous voilà électrocuté comme le dernier des Savoyards.
Cognez-vous le nez dans n’importe quoi et vous voilà avec une sale tronche pour quelques jours.

Nous, les humains, sommes électriquement très bien câblés, et ça de partout. Enfin de partout, pas vraiment de partout à la vue du nombre incalculable d’endroits que l’on peut se faire percer
sans que cela ne soit douloureux! (quoi que…) Dans notre corps court donc des nerfs. On ne les voit pas, mais croyez-moi, ils sont partout. Dans certains endroits, il y en a tant que l’on a du
mal à savoir à quoi ils servent. Dans les cheveux par exemple (si, si, si, y’a des nerfs dans les cheveux, enfin je crois…)

Après mon premier marathon en 1998, j’avais développé une douleur au pied fort étrange.
Dès que je posais le pied, aïe, ouille, aïe, j’avais bobo.
J’étais allé consulter un dentiste, il n’avait rien trouvé.
J’étais allé consulter un podopsychiatre, il avait trouvé un « truc ».
Lorsque ce médecin m’avait annoncé que j’avais une petite tumeur sur le nerf, j’avais arrêté tout de suite de jouer avec le squelette qui pendait à quelques centimètres de moi pour écouter
vivement ce qu’il voulait dire par : « tumeur ». Pour moi, béotien que j’étais, « tumeur = tu meurs ». Le monsieur eu toute mon attention, j’en redevenais presque sérieux.
Face à mon désarroi, il changea de vocabulaire et ajouta aussi légèrement qu’il m’avait lancé le terme « tumeur » qu’il s’agissait en fait d’une : excroissance bénigne du tissu nerveux : ouf
!
Un petit nodule, une petite boule sur le nerf en gros. Il ajouta même que mon mal avait un nom : Névrome de Morton (nom de l’inventeur) ou métatarsalgie de Morton – ce qui en soirée mondaine pète
un peu plus que névrome.
Comment se manifeste cette douleur ?
C’est simple à chaque fois que le nerf est sollicité (pression) ça fait bobo. Plus précisément cela provoque une décharge électrique de 12000 volts dès que je pose le pied nu par terre –
j’alimente à heures perdues mon réfrigérateur à ce propos. Je suis aussi obligé de me déplacer à cloche pied en permanence. Chez soi, ce n’est pas grave, mais croyez-moi qu’à la plage ou à la
piscine, on se moque de moi- Pour faire ses courses ce n’est pas aisé non plus.
Souvent je pleure.
Je pleure même beaucoup.
Comment ça s’attrape ?
Une pression prolongée sur le nerf et hop ça ne rate pas, il se développe un nodule. Le névrome de Morton touche essentiellement les femmes en surcharge pondérale
qui portent des chaussures à talons ou les danseuses avec leurs chaussons très serrés. Je sais immédiatement ce que vous allez penser, mais je vous arrête de suite : je ne porte plus d’escarpins
depuis, depuis, depuis, la semaine dernière…
Comment soigner un névrome de Morton ?
Le plus simple : l’amputation, mais ça peut gêner. L’amputation doit être pratiquée dans des conditions sanitaires très stricte, car personnellement j’ai déjà amputé des personnes et j’ai bien vu
comment ça s’infectait (même en cautérisant avec de l’alcool de prune ou aux selles de porc).
On peut aussi retirer le petit pois via une opération assez fastoche - c'est ce que je recommande vivement à ce qui en ont un aussi dans la tête.
On peut s’arrêter de marcher, mais marcher dans la vie de tous les jours peut servir surtout si vous allez au travail à pied ou que vous êtes berger dans les Pyrénées.
Ensuite, on trouve des méthodes plus traditionnelles telles que les bains de bouche au gravier de Loire, les injections de corticoïdes, la mésothérapie, et les gifles.
Les semelles orthopédiques (en escalope de dinde) sont sans aucun doute le meilleur moyen de soulager la pression. Elle devient moindre sur la zone située entre les doigts de pieds et
vous pouvez reprendre votre activité sportive. Le port de chaussures plus larges peut aider.
A noter que je ne peux malheureusement plus porter de perruque, mais c’est vrai que ça n’a rien à voir.
Enfin, je suis passé de 1m12 à 1m69, et ça pour faire les manèges au Parc Goldorak, c’est idéal.
Voici la vidéo d'un homme souffrant d'un névrome:
La suite bientôt, si vous êtes gentils.
je clope déjà, mais uniquement d'une jambe...
non, mais de quel orifice penses-tu? je ne vois pas
je me soigne déjà par les plantes, correction, je me soigne par la plante: le cacaoyer !
Bah j'avais essayé le foie, mais ça colle aux pieds...
Exemple : existe-t- il un Docteur Rougeole, un Docteur Scarlatine, un Docteur Hémorroïde, ou encore un Docteur Cor aux pieds ?
Oui à toutes tes interrogations, mais tu as oublié le docteur Frankenstein...mon chouchou
T'as vraiment souffert de cette tumeur de la mort ?
Dis ?
A la vue de la vidéo, tu devais vraiment courir bizarement non ?
super l'article....
et j'en souffre toujours...A moins de se faire opérer, le nodule est toujours présent...je vis avec, c'est tout !