Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 14:22

Un athlète qui court en compétition se doit de faire de nombreux exercices tous plus absurdes les uns que les autres...
Je vous en ai déjà fait part dans quelques billets, néanmoins hier soir alors que le soleil descendait à une vitesse «vertigineusement vite» vers l'horizon, j'ai pris conscience de l'extrême ridicule dans lequel je me oignais.
Je tiens à préciser que je suis personnellement habitué au ridicule puisque je fais de la course en collant moulant et que j’ai un blog qui parle de course à pied.
Que se passait-il donc-t-il-donc ?
J’étais sur le bord d’une route à monter et descendre cette portion de bitume à forte déclivité. Aussi bien les automobilistes que les piétons me regardaient ébahis comme seuls savent l’être les humains qui viennent de découvrir qu’Arielle D est un homme, qu’il y a bien des extraterrestres dans le désert du Nevada, et que ce qu’on nous vend pour du lapin est en fait du chat !
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En gros je me faisais des côtes, et mieux, en côtes je me faisais des gros !
Qu’est-ce que «faire des côtes» ?

Certains lecteurs associeront à cette activité le moment de grillade estivale qui sied si bien au dimanche.D’autres, penseront que « faire des côtes » est purement et simplement une activité bucolique durant laquelle s’opère la dégustation des meilleurs breuvages de raisins fermentés.
D’autres s’imagineront, longer le littoral normand dans la plus charmante compagnie, le visage rougi par le vent et les narines pleines d’iode.

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Et puis, il y a les coureurs…
Pour eux faire «faire  des côtes» se matérialise par la répétition de…côtes.
Par paquet de 5, 8, 10, ou 12 sur une durée que je qualifierais de « variable » on court en pente.
Les fessiers adorent ça, les quadriceps aussi, le cœur et les poumons un peu moins.

Arrivé au sommet, on est souvent pas très bien voire plié en deux à tenter de reprendre un peu d’oxygène.
Au bout de quelques secondes, on a déjà tout oublié et on redescend heureux (qui) comme Ulysse pour reprendre notre voyage.
Hier soir, justement je montais et je redescendais sur ce bord de route, des côtes.
A la fin de ma trop longue série, j’étais comme qui dirait déjà bien entamé et peu frais. Une voiture s’arrêta au feu de circulation. 
A ce moment, mon regard de bovin croisa celui d’un adolescent assis à côté de sa génitrice. Il me sourit niaisement, et me fit le signe que j’étais vraisemblablement sérieusement malade.
La voiture redémarra, me laissant seul avec mon filet de bave.
Il faisait presque nuit, très (trop?) froid, et je me dis que pour une fois, ce jeune là n’avait pas forcément tort.
J’étais malade...

Par P - Publié dans : Les entraînements
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