Toute la saison dernière, je l’ai préparé avec mon entraîneur.
C’est lui qui m’a récupéré lorsque je suis arrivé pour la première fois sur la piste, il y a 25 ans.
C’est lui qui m’a formé, il m’a fait progressé, c’est avec lui que j’ai fait mes meilleurs chronos sur piste. Il a fait de moi l’athlète que je suis aujourd’hui. J’admire sa dévotion et je lui fais confiance pour me préparer. Ainsi, pendant des années, j’ai pris, pris, pris, pris, et pris à nouveau. Aujourd’hui, je me sens prêt à donner. Depuis ma reprise fin août, c’est moi qui prépare les séances pour le petit groupe avec lequel je m’entraîne. Mon entraîneur, toujours présent, ne fait que prendre les chronos. Été comme hiver, froid, pluie, vent, chaleur, il est toujours présent sur le bord de la piste avec un, voire deux chronos autour du cou à nous donner des temps de passage, nos chronos. Luxe ultime que celui ne pas avoir à se soucier du temps. Bref, ce week-end dernier, je me suis retrouvé dans le rôle du donneur - rôle que je n’avais jamais occupé auparavant. Entouré de 231 gamins hauts comme trois pommes, je fus « letypequiappellelesathlètesavantledépart ». Expérience enrichissante. Lire dans les yeux des gamins la joie, la tension, la rage, la motivation, et l’appréhension aussi, fut un grand moment.
Combien seront encore là dans un an ? dans 10 ans ? dans 30 ans ? nul ne peut le dire…Peu importe.
Dans tous les cas, j’aurais bien aimé etre un poussin ce samedi, et me mettre la tête dans le sac sur un 50 ou un 500m.
Les dernieres punitions:
Lundi: 49 minutes tranquilles
Mardi: 2 x (7 x 200m) en 35'' r: 30''
Mercredi: 52 minutes avec 20 minutes a 15/16 km/h
Jeudi : 12 x 30''.30'' en nature
Samedi: 30 minutes avec quelques accels