Prochaine(s) course(s)

Championnats Interrégionaux de cross à Chambray (37) le 21 fevrier.

Punition(s) du jour

Mes records senior

Saut en longueur: 5m68 (1986)
Saut en hauteur: 1m65 (1986)
60m: 7''5 - 7''66 (1993)
100m: 11''5 - 11''99 (1993)
200m: 23''68 - 24''19 (i) (1993)
400m: 50''30 - 51''7 (i) (1993)
800m: 1'55''51 - 2'00''71 (i) (1993)
1000m: 2'49'' (1990)
1500m: 4'12''6 (1990)
3000m: 9'34'' à l'entraînement (1995)
5 Kms: 15'49'' (1995)
8 Kms: 26'16" (1999)
10 kms: 32'43'' (1999)
Semi-marathon: 1h15'34'' en préparation marathon (1998)
Marathon: 2h41'26 (1998)

Mes records vétéran

800m: 2'05''43 (17-05-2009)
1000m: 2'46'' (29-05-09)
1500m: 4'38''17 (08-07-09)
5 Kms: 16'27 (11-10-2009)
10 Kms:
33'13 (18-10-2009)
Semi-marathon: 1h23'48 (29-03-2009) en accompagnateur

Saison 2009-2010

#1: Run & Bike - Saran - 12,4 Kms - 42'50 - 2e/46 - PODIUM
#2: Foulées de l'AS Dior - 5,250 Kms - 17'43 - 3e/414 - 1er V1 - PODIUM
#3: Foulées du Bord de Loire - 5 Kms - 16'27 - 3e/239 - 1er V1 - PODIUM
#4: Courses de l'Indien - 10 Kms - 33'13 - 32e/397 - 2eV1/89
#5: Cross de l'ASFAS - 3265m - 10'54 - 4e/37 - 1erV1/16
#6: Cross Jean Goupy - 8500m - 29'06 - 2e/55 - 1erV1/24 - PODIUM
#7: Cross de Pithiviers - 4045m - 12'56 - 3e/44 - 1erV1/24 - PODIUM

#8: Corrida de Fleury - 4100m - 13'05 - 2e/100 - 1erV1 -
PODIUM
#9: Départementaux de Cross - 8355m - 28'03 - 2e/72  - PODIUM
#10: Régionaux de Cross - 9130m - 31'12 - 5e/230 - PODIUM
Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 17:13

Bien, je vous avais laissé à la veille du surlendemain d’un jour d’avant samedi de ma visite de contrôle chez le « doc de le sport ».

L’échographie n’avait rien montré, je n’étais pas enceinte, et j’avais un très bel hallux.

La radiographie n’avait rien montré, même au niveau du crâne.

La trépanation n’avait rien fait non plus, même si je me sentais super relax.

Cependant, le grand shamalalala pouvait me trouver une pathologie encore inconnue, un genre de truc qui finissait en –algie, –chiatrie, ou –cule, et mettre alors un terme à ma saison de cross.

Ainsi, après la lecture du compte rendu du radiologue, il m’a dit qu’il n’y avait rien de notoire, mais il fallait qu’il regarde la radio à la lumière de son appareil lecteur-de-radio (l’espèce de carré blanc lumineux qui est accroché dans tout bon cabinet médical digne de ce nom).

Au bout de deux secondes, il s’est tourné vers moi très inquiet, il a commencé à mâchouiller sa branche de lunettes et il m’a dit très sérieusement :

« Ouhlalala, c’est pas bon du tout ça…Vous voyez la trace noire là ? Et ben c’est une fracture du sésamoïde. »

« Ah oui, mais c’est bizarre car vous me montrez le pied gauche alors que ma douleur est au pied droit »

Silence de mort.

Grattage de tête.

Re-mâchouillage de branche de lunettes.

« Ah oui ? » Il s’est alors approché à nouveau du joli cliché, il a froncé les sourcils, puis il s’est fendu d’un grand rire pour me dire : « Ah ben oui, c’est un coup de crayon. Je suis bête. »

Moi, j’étais déjà dans un coin de son cabinet à vomir ma choucroute Bio.

« Bien, il semblerait que vous ayez simplement une métatarsalgie d’appui. »

« Hein, métata quoi ? » bredouillais-je, un rien perturbé par le fait qu’un type que je connaissais àà peine ne me parle de mes tatas.

« Métatarsalgie d’appui » répondit-il l’air suffisant propre à certains spécialistes médicaux.

« Ah ok, bien mon capitaine. Mais je peux courir alors ? »

« Oui, oui, il faut que vous revoyiez votre podologue. C’est tout. Ça fera 25303,56 euros. »

Alors que je quittais cet homme à la blouse blanche le cœur et le ventre légers, il me glissa : « Vous ne voulez pas que je vous recommande un produit pour vos cheveux ? »

Je claquai la porte.

Samedi, j’étais à nouveau les baskets aux pieds et « les cheveux » au vent à courir.

J’ai les yeux vers Inters de Cross maintenant.

Pour l’occasion, je vous mets donc une petite vidéo où je vous montre ce que c’est que l’entraînement en altitude (au niveau de la Loire).


Par P - Publié dans : Les entraînements
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 16:31

Il avait dû manger des moules, ou bien c’était des anguilles fumées ou des tripes braisées, je ne sais pas, enfin toujours est-il qu’il s’agissait d’un truc fruité !

Je sentais l’haleine chaude de mon médecin glisser sur mon cou fraîchement rasé tandis qu’il me massait les trapèzes avec ses doigts aux ongles couverts d’un vernis orange aux reflets mordorés.

« Ca va aller, tout doux, ça va aller » me susurrait-il.

« Il aurait pu pousser son massage jusque dans le dos ce mécréant » pensé-je l’espace d’un instant. Je m’étais tout de même rasé le dos ce matin – Oui je sais ce n’est pas facile de se raser le dos, mais à force d’entraînement et de contorsion on arrive très bien à se raser le dos.

Je vous montrerais un jour.

Néanmoins, et ce malgré ses attentions toutes particulières, je ne cessais de pleurer. Pleurer à chaudes larmes mêmes comme seuls savent le faire les sportifs. Mes épaules s’agitaient en des spasmes violents  et incontrôlés qui poussaient un abondant mucus hors de mes narines si parfaitement dessinées.

Je vous montrerais un jour.

Depuis la course de ce week-end, mon pied souffre. Il n’a pas vraiment aimé la course en pointes. Trente minutes ce fut trop, et les mollets de bois que je me traîne depuis lundi sont là pour me le rappeler.

Ainsi, la douleur au pied étant insupportable dimanche en soirée alors que je me lançai sur une énième partie de bilboquet, je me suis décidé à prendre rendez-vous chez un médecin.

Pas un médecin comme les autres, un médecin « de le sport » comme ils disent à la faculté.

Il devait être capable d’évaluer mes maux, de me dire si je devais cesser toute activités sportives et me reconvertir dans le montage du paquebot France en mécano, ou bien si je pouvais continuer les punitions quotidiennes.
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Mardi après-midi, après les présentations d’usage médicales (palpation, pétrissage, et chatouilles diverses) je me suis retrouvé allongé sur une belle table en skaï devant un homme mûr vêtu d’une blouse horriblement blanche avec son nom brodé dessus – à croire qu’on devait lui piquer ses blouses pour y apposer son nom de la sorte.

Cet homme mûr m’a oint le pied d’un gel translucide, il a sorti un gant un latex, et il m’a examiné profondément l’hallux avec son gros appareil.

Celui-ci me gênait, et il était temps d’y jeter un regard tout particulier.

« Mais votre hallux est magnifique. Il est absolument ma-gni-fi-que » finit-il par me dire les yeux humides. « En revanche, j’ai un doute quant à l’état de vos sésamoïdes. »

Voilà pourquoi alors qu’il venait de terminer de rédiger une ordonnance sur laquelle je pouvais à peine lire : « radiographie du pied droit et huit défibrillations par jour », il s’était retrouvé à me consoler et à me masser les trapèzes.

« Mais, mais, mais, vous voulez dire que ma saison est terminée ? » morvé-je.

« Je ne dis pas ça » me répondit-il alors qu’il regagnait son bureau au design Starckien « mais si il y a une fracture ou une fissure, vous allez pleurer la race de la vie de votre mère, et dire adieu à vos rêves de participation aux championnats Interrégionaux de cross ».

 

Mercredi midi, coincé dans une microscopique salle au milieu de personnes trois fois mon âge, à supporter le dernier CD de Gilbert Montagné à fond (véridique), j’ai attendu mon tour. Ce fut court, et j’ai passé une dizaine de radiographie dans des positions que la décence m’interdit de décrire au risque de choquer mes plus jeunes lecteurs.

Lors de la lecture des clichés, il n’a pas été possible de faire une réelle évaluation quant à mes sésamoïdes.

Je dois retourner voir «the doc» ce vendredi.

En attendant, je continue de m’entraîner…cf la puntion du soir.

A suivre.
IMGP7066

Par P - Publié dans : Les blessures
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 21:23

5ième

Je suis extrêmement satisfait.

Voilà, cela c’est pour ceux qui viennent simplement chercher le résultat.

Pour les autres, lisez donc un peu.

onzain4

 

Tout a commencé vendredi.

Vendredi, le jour après jeudi, avant samedi, et deux jours avant dimanche.

Ne pouvant rester plus longtemps sans savoir ce qui se passait avec mon fichu pied, je suis allé chez le podologue.

Évidemment je ne suis pas allé chez mon podologue pour lui apporter un pot de confiture d’abricot.

Non, mais franchement, vous ne suivez pas ou quoi ?

C’est chez mon ostéopathe que j’apporte de la confiture, et c’est chez mon sophrologue que j’apporte du miel.

Ainsi, après quelques minutes à me palper la plante, il s’est posé derrière son bureau de podologue sur lequel seyait un squelette de pied, une coupe transversale de pied, de gros livres épais qui parlent de pied, des photos de pieds nus (oui NUS), et un énorme ours en peluche.

Il est comme ça mon podologue.

Ensuite, ce jeune homme m’a regardé derrière ses grosses lunettes à double foyer, et il a pris mes deux mains par-dessus l’ordonnance qu’il venait de rédiger et sur laquelle il y avait de griffonné : « Deux suppositoires à la papaye quatre fois par jour ».

 Puis, il a plongé son regard dans le mien, et il m’a dit :

« Il faut que vous arrêtiez le sport pendant au moins trois semaines. »

Sur ces propos, une larme a perlé sur ma joue barbue, et j’ai mis le feu à son cabinet avant de m’enfuir en claudiquant.

Il était comme ça mon podologue.

Avant de me rendre sur la ligne de départ, je me remémorais les paroles du podologue :

« Vous allez vous y faire aux suppositoires à la mangue. Et puis si ça ne va pas, essayez donc ceux qui sont à la fraise ! »

Euh, non pas ça….

« Il faut que vous arrêtiez le sport pendant au moins trois semaines. »

Donc, après mon échauffement, j’ai mis la photo de mon fils dans mon bonnet, j’ai aussi calé un paquet de cigarettes, un chewing-gum. Ensuite, j’ai glissé dans mon torse velu ma médaille de baptême, et je suis allé faire un gros pipi d’avant course.

La course…

J’avais comme objectif de faire dans les 10.

Je suis donc parti dans les 10.

Les 10 premiers hein !

Pendant un peu plus d’un kilomètre, trouvant que ça n’allait « pas assez vite », j’ai décidé de mettre un peu le feu comme j’avais pris plaisir à le faire depuis le début de la saison.

Pendant 500m, j’ai donc été champion régional.

La preuve ci-dessous

ONZAIN2010_0034.JPG

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Je sentais que derrière moi, mes poursuivants devaient se dire :

« C’est qui lui ? »

« Il va exploser ce fou »

« Ça lui fait un joli petit cul ce collant court »

« Merde, j’ai oublié d’éteindre le gaz »

Seulement, il restait encore 7 Kms.

Et 7 Kms c’est long…

Mon camarade de club et futur vainqueur, voyant que je prenais des risques, vint alors se positionner à mon niveau et me glissa : « Allez, on y va ».

Ce à quoi je répondis : « Euh, ben non, car je vais bientôt exploser ».

À peine avais-je terminé ma phrase en déglairant que mes poursuivants me passaient en meute.

Je me retrouvais alors 10ième.

Il fallait que je tienne.

7 Kms c’est long…Je m’accrochais laissant partir la course.

Je payais ma folie du début de course.

Une chute sur glissade me fit gagner une place à 4 Kms de l’arrivée, et à l’amorce des grandes boucles avec deux côtes chacune, je commençais à regagner du terrain.

La confiance revenait, et mes espoirs de gagner quelques places aussi...

C’est dans les deux derniers kilomètres que je fis un dernier effort pour reprendre un à un les coureurs.

Au final, je termine donc 5ième, et HEU-REUX.

Certes, j’ai peut-être attaqué bien trop tôt, mais je n’aurais pas pu faire mieux que 5ième.

Je n’ai AUCUN regret.

Et puis, le plaisir d’être devant pendant un temps, le plaisir d’entendre le speaker annoncer que je mène la course, et le simple plaisir de courir ont largement dépassé le reste.

Un grand bravo à mes camarades de club (Boubker, Eric, et José) et à mes camarades d’entraînements (Philippe, Pascal, Laurent, Christian, et les autres.)

Nous terminons 1er par équipe en prenant les places 1, 4, 5, et 6.


Avec mon pote de la tribu Beauceronne Eric - 4e

onzain7.JPG

La douleur au pied n’a pas évolué. Je vais prendre quelques jours de repos complet et tenter de gérer celle-ci jusqu’aux Inters.

Mon podologue a raison. Je devrais arrêter.

Oui mais vous savez bien que le cœur a des raisons que la raison ignore.

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Par P - Publié dans : Les compétitions
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Ma présentation

  • Jeux de course
  • : Je comptais faire 2 minutes au 800m en vétéran en 2008 (d'où le titre). Et puis, je me suis salement blessé dès le début de la saison (fracture de fatigue). Bilan: 7 mois d'arrêt total de la course. Ce blog a ainsi repris en 2008 avec comme modeste objectif de narrer de façon souvent humoristique ma passion de la course à pied.

Les encouragements

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